Écriture, Chapitre 1 – Starter Pack

Salut les Michels ! On va parler boulot, aujourd’hui. Cet article est le premier chapitre d’une série de conseils divers et variés qui, nous l’espérons, vous aideront dans l’écriture de vos romans.

Aujourd’hui, on vous propose la méthode LWS, une des nombreuses méthodes utiles à la préparation de votre futur roman. C’est parti !

1 – Faites du shopping.

À 4 heures du mat’, vous avez fichu la frousse à votre conjoint•e / vos chats / votre peluche : une idée de roman a germé en vous pendant la nuit !

C’est décidé, ce roman, vous allez l’écrire ! (et le finir !)

Premier conseil : être préparé à partir en guerre. Et pour ça, rien de tel que de faire un petit tour dans votre papeterie préférée.

Achetez-vous un cahier (ou tout autre support d’écriture) qui ne servira qu’à votre projet.

Bonus : ajoutez à vos courses un stylo tout beau tout neuf (ou une trousse pleine, à vous de voir).

Petite question indiscrète pour les mordus de fournitures de bureau : Avec quelles marques préférez-vous travailler ?

(Si vous n’aimez pas travailler à l’ancienne, dans quelques semaines on vous sort un article sur la façon d’organiser vos notes d’écriture sur ordinateur 😉 )  

2 – Brainstormez un max.

De retour à la maison, matériel en main, c’est le moment de faire un petit briefing avec l’écrivain qui est en vous.

Notez toutes les idées qui vous passent par la tête, développez votre intrigue en vous aidant du schéma actantiel ou du schéma narratif, listez vos personnages, commencez à établir votre univers, réel ou non.

Cette étape peut être très longue, mais elle est importante. Plus vous travaillez en amont sur votre univers et votre intrigue, moins d’incohérences vous aurez à corriger lorsque vous relirez votre premier jet.

3 – Faites des fiches !

Pour donner vie à vos personnages et leur apporter une réelle profondeur, développez-les un maximum. Croquez-les, détaillez leur physique, leur rôle dans l’histoire, leur background. Même si certains éléments n’apparaissent pas dans votre roman par la suite, ce n’est pas grave, au contraire.

Dans les prochains articles, on vous prépare des fiches type pour vous aider dans cette étape.

4 – Développez votre univers.

Faites des fiches, aussi. Même chose que précédemment, on vous proposera les semaines à venir des « Géofiches » pour la création d’univers fictifs.

Si votre histoire se déroule dans le monde réel, cette étape n’en reste pas moins importante. Renseignez-vous. Évitez de placer la Tour Eiffel avenue Foch.

Même chose selon l’époque durant laquelle se tient votre histoire. Les iPhone n’existaient pas en 2002 !

5 – Le découpage.

Normalement, arrivé à cette étape, vous avez les idées assez claires pour envisager votre roman dans son ensemble. C’est l’heure du découpage des chapitres.

Pour beaucoup, le découpage de l’histoire est soit une perte de temps, soit une entrave à votre créativité.

Et on est d’accord ! Cependant, il est important d’avoir une sorte de feuille de route de votre histoire pour, encore une fois, éviter au maximum les incohérences.

Si vous pensez qu’un découpage risque de faire s’envoler votre inspiration, sachez que vous n’êtes pas obligé de détailler ce qu’il se passe dans chacun de vos chapitres. Une petite phrase suffit généralement. Laissez votre créativité faire le reste au moment de la rédaction.

Chapitre 1 : Cunégonde s’ennuie en haut de sa tour, elle se met à chanter et va attirer un drôle d’oiseau à sa fenêtre qui lui parlera de la prophétie de la boîte de cornflakes.

Chapitre 2 : L’oiseau, qui est en fait un espion du méchant roi Pabeau, mène l’enquête au village Pudépié près de la tour de Cunégonde, dans lequel conspire un groupe de chèvres douées de parole.

Ou alors :

Chapitre 1 :

Personnages : Cunégonde, oiseau espion

Lieu : Tour magique Hyperaute

Déroulement : – la voix de crécelle de Cunégonde attire l’oiseau.

– l’oiseau lui parle de la prophétie de la boîte de cornflakes.

 

 

Chapitre 2 :

Personnages : oiseau espion, groupe de chèvres qui parlent

Lieu : Village Pudépié

Déroulement : – enquête de l’oiseau qui doit rendre des comptes au roi Pabeau.

– les chèvres conspirent contre Pabeau et parlent de la prophétie de la boîte de cornflakes.

 

 

6 – Rédigez !

Il est temps de vous mettre à l’écriture de votre premier jet. Plusieurs conseils à ce propos :

– Si vous en avez la possibilité, parlez de votre histoire à une ou plusieurs personnes. Ça peut débloquer des points d’ombre dans votre intrigue s’il y en a encore, ou bien vous donner d’autres idées.

Écrivez tous les jours. Ou du moins, essayez. La rigueur est indispensable. Et rappelez-vous : 3 phrases, c’est toujours mieux qu’aucune.

Ne revenez pas systématiquement sur les chapitres précédents pour vous corriger ! Relisez si vous en avez besoin, mais ne faites pas de changements ou de correction.

– Élisez un « contact de confiance ». Parlez de ce projet à une personne en particulier et demandez-lui de le tenir au courant de l’avancée du premier jet. Par exemple, demandez-lui de vous envoyer un message chaque dimanche pour savoir combien de mots/chapitres ont été écrits. Si vous n’avez pas été productif (dans le cas où vous aviez le temps d’écrire au moins une fois dans la semaine), vous devez un cadeau, un resto’, un ciné (ou autre) à votre contact de confiance !

7 – La macération.

Votre premier jet est terminé. Ne le touchez plus pendant quelque temps. Laissez-le macérer dans son jus. Oubliez votre histoire. N’y pensez plus.

Revenez-y ensuite pour la relecture, la correction, la réécriture et la préparation du tapuscrit pour les maisons d’édition ou l’autoédition.

Mais ça, c’est une autre étape qui sera traitée dans un prochain article !

Évidemment, nous n’avons pas la science infuse et tout le monde ne travaille pas de la même façon. Quelle(s) méthode(s) utilisez-vous ?

1 réponse
  1. Gabrielle
    Gabrielle dit :

    Personnellement je ne peux pas tenir de fiches, ça m’embrouille totalement O.O C’est là que j’apprécie le fait que vous précisiez bien que cette méthode est “une des nombreuses méthodes utiles” ^^ Parce que quand j’ai commencé à écrire, j’ai cherché ce genre de conseil pour me permettre de travailler sérieusement, et j’étais tellement persuadée que c’était COMME CA qu’il fallait faire que ça m’a paralysé. Nous n’avons effectivement pas tous la même façon de travailler. J’ai cette chance de tout garder en tête, rien ne se perd, bien sûr je prends des notes aussi en ce qui concerne, comme vous le disiez, les lieux géographiques, ou les distances (je fais beaucoup voyager mes personnages) mais pour l’intrigue ou lesdits personnages justement, pas besoin, j’ai tout dans le crâne. Les fiches, je les ai en horreur XD
    En ce qui concerne les renseignements à prendre, ou les points 6 et 7 je suis totalement d’accord avec vous ! Surtout le dernier 😀 Laisser reposer un texte est super important avant la première relecture 🙂 (le dernier je l’ai laissé macérer 6 mois personnellement xD)
    Concernant les marques de matériel j’avoue que je suis très Moleskine pour les carnets 😀 souple et ligné. Question stylo : Pilot, hi-tecpoint V7, encre liquide bleue, mine 0.7 😀 Plus épais, pour tirer des traits par exemple : Pilot toujours, mais le SignPen 😀
    Pour les crayons de papier je suis plutôt Caran d’Ache (pas sûr que ça s’écrive comme ça, et j’ai la flemme de vérifier xD) par contre ^^
    Et là je me rends compte que je vous ai certainement écrit le commentaire le plus chiant de la Terre, je suis désolée xD
    Très chouette article, j’adore le ton, continuez comme ça !

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