NaNoWriMo 2017 – The End

National Novel Writing Month 2017

 

Nous sommes le 1er décembre, c’est à dire que c’est la fin du NaNoWriMo 2017. Pour fêter la fin de ce premier NaNo de l’histoire de la LWS, nous avons décidé d’y consacrer un court article. Ceci permet à la fois de faire une petite pause sur la série écriture, tout en vous donnant notre retour sur l’aventure.

Cela fait donc 30 jours d’écriture intensive qui viennent de s’arrêter pour les plus aventureux, et pour ceux qui n’ont pas voulu être de la partie, on espère que vous nous rejoindrez l’an prochain (bon après, c’est comme la St Valentin, y a pas vraiment besoin d’un événement pour écrire le reste de l’année !). Pour être honnête, dans notre petite équipe LWS, je suis la seule (Clémence, coucou) à avoir refait le défi cette année… et en trichant un peu. Comme le montre mon profil NaNo, je suis fièrement dans le clan des Nano Rebels ! Pour parler en français ça signifie simplement que j’ai repris un texte déjà bien entamé, voire presque fini, mais qui traînait depuis des mois (lire: années). Ce NaNo fut donc plus un boost pour terminer ce projet plutôt que pour démarrer un Xième nouveau livre !

En parallèle de ce mois de Novembre, nous vous avions également fait profiter des premiers articles de notre Pack pour écrivain. Étant une adepte de la méthode LWS No Pressure, je ne vais pas m’étendre sur la création des personnages de mon roman. Je vais donc vous donner mon ressenti sur l’utilisation de Scrivener pour la partie “écriture” et “relecture”. Je ne vais pas non plus vous embêter avec un remake de la review (presque…) complète de Scrivener, ne partez donc pas tout de suite. Pour faire simple, je vais partager mon expérience en quelques points clés, accompagnés de photos. Il est toujours plus simple de visualiser sur des images, d’autant plus qu’il s’agit d’un logiciel d’aide pour l’organisation du travail.

  • Une interface complète

    Si aux premiers abords on peut avoir peur de l’interface de Scrivener, après quelques jours à jouer avec le logiciel, tout se passe à merveille. Après quelques jours de relecture, j’ai pu trouver la meilleure interface pour me permettre de m’inspirer de quelques images pour les lieux/personnages tout en écrivant. Au final, ce n’est pas si différent de Word, mais ça évite d’avoir à ouvrir un dossier d’image à part et de diviser son bureau en X fenêtres. Bon, si j’avais eu plusieurs écrans, sans doute que cette option ne m’aurait pas paru à ce point révolutionnaire. Quand on a un simple pc 15.6″ il faut rester sobre niveau multitâche !

    Concernant la relecture et le “déplacement de passage”, ça se joue en copier-coller en interne, rien de transcendant. Pour des chapitres entiers, c’est comme sur Word, en changeant l’ordre des chapitres. On a donc les méthodes de base, simples et efficaces.

  • Ce que j’ai aimé

    Le compteur de mot intégré, avec jauge d’avancement. Bon, c’est un détail, mais quand on se fixe des objectifs type NaNo c’est sacrément utile ! Une autre option que j’ai apprécié, c’est de pouvoir intégrer mes pages de recherche. Lorsqu’on a des PDF entiers sur des mythes et qu’on veut les trouver rapidement entre 2 scènes, ça change la donne.

  • Remarque

    Il y a des options vraiment exhaustives qui permettent de faire un suivi des personnages, de faire des recherches par mots clés… ça peut servir si on rédige des textes techniques… mais clairement pour l’utilisation que j’en ai eu pour relire et écrire : ça ne m’a servi à rien. Ce sont des options qui sont là si vous les voulez, mais sinon je crois que ce logiciel est tellement complet & polyvalent que je n’ai surement pas tout vu.

  • Le point "négatif"

    Petit point négatif : je n’ai pas pu lier le logiciel à Antidote*, et je dois avouer que j’aurais bien aimé. Après, c’est peut-être car j’avais la version Windows 7… à tester de nouveau sur win10. Mais dans le pire des cas Antidote peut se faire lorsque les chapitres sont compilés avant l’impression (sous Word du coup par exemple).

Antidote : logiciel de correction grammaticale et d’aide à la rédaction en français et en anglais qui réunit un correcteur, dix dictionnaires, dix guides linguistiques, un prisme de révision, un prisme d’inspection et plusieurs autres outils. (source Wikipedia)

 

Voici maintenant des images du logiciel. Pour faire la “démo” ici, j’ai pris une vielle version du manuscrit d’un livre que j’ai déjà publié.

Pour finir, avez-vous réalisé ce “petit” défi cette année ?
Qui parmi vous va brandir cette bannière ?

 

 

Écriture, chapitre 3 : To be or not to be (Création de personnages)

Bien le bonjour, mes p’tits Michels. Comment allez-vous ? Nous nous retrouvons aujourd’hui pour la suite de l’épopée de Cunégonde et des chèvres douées de parole ! Si vous lisez cet article, alors vous avez sans doute commencé l’aventure de la création de tout un univers. Ou vous êtes simplement curieux de savoir ce qu’il arrive à Cunégonde dans le chapitre 3.

… Ou encore, Google vous a mené ici alors que vous aviez juste tapé « J’ai laissé le gaz ouvert, que faire ? »… Dans ce cas, retournez immédiatement chez vous.

L’article d’aujourd’hui va se concentrer sur la création de vos personnages. Comme d’habitude, on vous propose nos méthodes, mais rien ne vous empêche de travailler différemment !

Chez LWS, nous avons deux façons de faire

La Méthode Psychopathe, Utilisée par Elena (coucou, c’est moi).
La Méthode No Pressure, préférée par Clémence (qui me laisse le soin de rédiger l’entièreté de cet article, vous allez comprendre pourquoi).

  • La Méthode No Pressure

Si votre truc, c’est laisser faire l’inspiration du moment, la MNP est pour vous. Aucune contrainte ! Vous savez que votre personnage principal sera une princesse enfermée dans une tour, et c’est déjà bien.

Pour apporter un peu de profondeur à votre personnage, l’idée est de puiser en vous-même. C’est la façon la plus simple de rendre crédible la personnalité/le caractère d’un personnage.

Appuyez-vous sur votre expérience, vos qualités et vos défauts, mais aussi sur le caractère des personnes de votre entourage. Parfois, il ne faut pas chercher bien loin !

Ensuite, si vous souhaitez mettre un visage sur votre personnage, une petite recherche sur Internet vous aidera certainement à trouver un faciès proche de celui que vous imaginez.

Je vous conseille les sites suivants : Pinterest, Deviantart, Weheartit... ou tout simplement Google Image.

Vous pouvez vous amuser à créer un album spécial « personnages », afin d’y revenir de temps en temps pour chercher l’inspiration. (Ça marche aussi pour les images de paysages, etc., d’ailleurs !)

Lorsque vous allez écrire votre roman, même si vous n’avez qu’une simple idée de comment seront vos personnages, ceux-ci évolueront obligatoirement tout au long de l’histoire, ce qui fait que vous pourrez développer sur le tas leur personnalité. Attention tout de même aux incohérences !

Petite astuce : dès qu’un de vos personnages se retrouve avec un signe physique distinctif ou une certaine manière d’être, notez tout ça sur un post-it, histoire de ne pas oublier, 4 chapitres plus tard, que Cunégonde avait de grands pieds et qu’elle était rousse.

Vous l’aurez compris, cette méthode, c’est pour les amoureux du bordel, les personnes pas stressées et les téméraires créatifs. Si toutefois, vous souhaitez développer vos personnages jusqu’à leur moelle, vous pouvez continuer votre lecture…

  • La Méthode Psychopathe

La MP, c’est pour les tarés du détail.

Si, un jour, vous devez fuir le pays et changer d’identité pour d’obscures raisons, la MP vous permettra de piocher dans vos fiches personnages afin de créer vous-même une toute nouvelle identité. Et j’exagère à peine !

Il y a trois choses que j’aime par-dessus tout, dans l’écriture : écrire les dialogues, développer mon univers, et créer mes personnages.

Pour cette dernière, je vous propose tout un tas de petites astuces pour rendre vos personnages uniques, avec un background du feu de Dieu !

À noter que c’est une méthode qui ne vous aidera pas à aller plus vite dans l’écriture de votre roman, au contraire, puisqu’elle vous fera plancher encore plus !

 

I – Identité du personnage.

Commençons par la chose la plus basique à laquelle penser : les noms de vos personnages (à supposer que votre univers permette quelques excentricités) :

Si vous n’êtes pas inspiré, voici quelques astuces :

A. Prenez le premier prénom basique qui vous vient en tête, et transformez-le.

Exemple : Michelle -> Chelimel -> Imelle -> Chime -> Lemiel, etc.

Voilà, vous avez maintenant plusieurs choix pour un prénom unique et fantaisiste !

 

B. Internet

Ah, quel merveilleux outil !

Si l’anglais ne vous dérange pas, je vous propose les sites suivants (ce sont des générateurs) :

 

C. Le tiroir à prénoms.

Lorsque j’ai réellement commencé à écrire, il y a une quinzaine d’années, je cherchais un prénom pour un de mes personnages. Pour m’aider, j’ai fait une liste de noms qui me plaisaient.

J’ai gardé cette liste, et je l’ai appelée mon « tiroir à prénoms ». Elle se trouve dans un carnet dédié, partagé en 3 parties :

  • Les noms féminins.
  • Les noms masculins.
  • Les noms mixtes.

J’ai étoffé cette liste tout au long de ma vie d’auteure. Chaque fois que j’entends un prénom qui me plait, je le note. Je ne m’en servirais peut-être jamais, mais lorsque je dois développer un nouveau personnage et que je n’ai pas vraiment d’idée pour son nom, je pioche dans mon tiroir.

Je vous assure que c’est HYPER pratique !

 

II- Physique du personnage

 

Pour cette partie-là, j’ai de la chance d’avoir un assez bon coup de crayon, ce qui fait que dès que j’ai une idée de comment pourrait être physiquement mon personnage, je prends mon carnet et je le croque (voici par exemple un croquis rapide réalisé pour la création d’un de mes tout derniers personnages).

Mais, on va pas se mentir, dessiner, c’est quand même galère !

J’en reviens donc à Deviantart et consorts. N’hésitez pas à faire des albums spéciaux, ou même à prendre une photo de votre star préférée. Après tout, pourquoi Cunégonde ne pourrait-elle pas ressembler à Julia Roberts ?

Important : (et ce conseil s’applique pour tous les aspects du développement de votre personnage) Rendez chaque personnage unique. Donnez-leur des particularités physiques et/ou psychologiques. Évitez les personnages lisses.

  • Prenez vos personnages à contre-courant

    Par exemple, je reviens sur le personnage du dessin un peu plus haut : Il s’appelle Yarod, c’est un orc. Il est bègue, mais rêve de devenir barde. Il est aussi aquaphobe. Des petits détails, qui, à mon sens, rendent le personnage plutôt insolite et original.

III- Le caractère et le développement du personnage

En règle générale, j’impose 5 qualités et 5 défauts à chacun de mes personnages.

Pour en décider, plusieurs façons de faire :

La méthode Sims : Vous connaissez le jeu de simulation de vie « Les Sims » ? Eh bien, la liste des traits de caractère pourrait peut-être vous aider !

La méthode du questionnaire : Découverte sur ce site, (désolée, c’est en anglais). Grâce à cela, vous pourrez répondre à des questions assez précises sur vos personnages. Ce genre de questionnaires aide vraiment à développer quelque chose de réaliste !

L’alignement Donjons & Dragons : Cette astuce, je l’utilise systématiquement ! D&D est un jeu de rôle sur table qui s’appuie sur l’alignement, qui est une « classification sommaire de la moralité et de l’état d’esprit d’un personnage, dans le but d’enrichir sa personnalité et, par extension, aider à son interprétation. » (source : Wikipedia)

Voilà comment le tableau se présente :

Loyal bon (LB)

« croisé »

Neutre bon (NB)

« bienfaiteur »

Chaotique bon (CB)

« rebelle »

Loyal neutre (LN)

« juge »

Neutre (N)

« Réconciliateur »

Chaotique neutre (CN)

« esprit libre »

Loyal mauvais (LM)

« dominateur »

Neutre mauvais (NM)

« malfaisant »

Chaotique mauvais (CM)

« destructeur »

Pour comprendre de quoi il s’agit, je vous invite à visiter le wiki D&D (c’est très simple à comprendre, no stress !)

 

IV – La fiche détaillée

Maintenant que vous possédez pas mal d’éléments, je vous propose ma fiche personnage type, pour vous aider à organiser tout ça !

Voici la fiche de mon orc Yarod, pour vous donner un aperçu :

Vous pouvez télécharger la fiche vierge à imprimer

Et vous, comment créez-vous vos personnages ?

Quel est le personnage le plus insolite que vous avez créé ?

 

 

 

Écriture, Chapitre 2 – Scrivener

Nous voilà le 1er Novembre : soit le premier jour de l’un des défis les plus chronophages, ou l’un des plus stimulant. Eh oui, si vous suivez nos aventures, vous devez savoir que c’est déjà le début du NaNoWriMo 2017. A cette occasion, et pour faire suite au premier épisode du pack d’écriture, voici l’épisode 2. Si vous avez bien suivi la Méthode LWS, vous devriez connaitre parfaitement toutes les étapes de l’écriture, n’est-ce pas ?

Nous allons donc voir un outil qui va pouvoir répondre à certaines étapes. Plus qu’une méthode ou conseil, aujourd’hui ce sera une petite review, personnelle, d’un logiciel spécialisé pour écrivain.

 

Donc, Scrivener, qu’est-ce que c’est et à quoi ça va vous servir ?

  • Etape du Shopping

    Alors déjà, soyons honnête, si vous prenez Scrivener il faudra sortir un peu de monnaie pour le logiciel (passé les 30 jours d’essai) mais du coup pas d’achat de cahier de note… bien que. Cumuler la méthode papier / numérique est parfois très efficace. Sinon, Scrivener peut se suffir à lui-même une fois dompté !

  • Etapes des Fiches et Univers

    Alors, parlons peu mais parlons bien. Scrivener est un vrai bijou pour réaliser en parallèle fiches et rédaction ! Vous avez besoin de griffonner, de récolter des images sur internet ou autre pour construire vos décors, personnages, animaux… ? Ne chercher pas plus loin ! Classer en dossiers, sous-dossiers…. c’est certes efficace mais long. Avoir une interface pour classer et avoir les visuels en écrivant : c’est mieux ! Imaginez un instant… avec un magnifique troupeau de chèvres sous vos yeux tout en contant le plan qui leur permettra de soulever les animaux d’élevage avoisinant…

  • Étapes de découpage & Relecture

    Arrivé ici, vous avez vos fiches de personnages, vos intrigues… vous n’avez plus qu’à poser sur une feuille… pardon, sur vos claviers, les lignes de votre récit. Vous pourrez tout à la fois faire défiler le storyboard du soulèvement de la basse-court, commandité par les chèvres révolutionnaires, et rédiger les détails de leurs aventures rocambolesques, sans quitter votre interface d’écriture.

Vous l’aurez compris, il faut toujours se méfier des animaux qui organisent des regroupements inter-espèces, à votre insu.

Cela étant, pour revenir au sujet, Scrivener reste une belle découverte pour reprendre vos récits. Nous avons souvent nos habitudes : un cahier spécial écriture, un bloc note, un bon vieux fichier Word, une tablette… Malheureusement nous avons aussi très souvent eu à subir le syndrome de la page blanche.

 

 

Plusieurs méthodes existent lorsqu’on se retrouve dans cette situation… c’est un sujet qui mériterait un article ! (dites nous en commentaire si ça vous intéresse). Le rapport avec Scrivener me direz-vous ? Eh bien casser sa routine est un moyen de briser le cercle vicieux de la muse portée disparue. Je vous propose donc ce petit outils qui en soi se substitue et se combine très bien avec Word et le bloc note. Je l’ai utilisé récemment, je n’ai pas fini mes 30 jours, et j’ai pu terminer un livre qui traînait depuis…. un moment (on va éviter de faire peur… un auteur n’a jamais de passage à vide voyons !). Pour faire simple, Scrivener vous propose plusieurs interfaces, pour storyboards, scénarios, livres, thèses scientifiques… c’est très souple et complet. Parmi les options possibles vous avez :

  • Affichage sous forme de note ou post-it sur un “tableau” virtuel. Très pratique pour ranger vos chapitres par grande idée. Vous pourrez aussi au dernier moment changer l’ordre de vos intrigues.
  • Affichage sous forme de liste. Vous pourrez également choisir d’afficher l’avancement. Vous pourrez aussi visualiser les personnages impliqués, les lieux…
  • Statistiques du projet, cibles (je peux refaire allusion au Nano… ?)
  • Diviser l’interface pour le multitâches. Ce qui est fort pratique pour mettre le storyboard à côté du récit.
  • Mode Full Screen. Si vous aimez être coupé du monde pour vous plonger pleinement dans votre récit, à l’instar de Woody Allen or Eric Roth, alors ce mode est fait pour vous !

Voici quelques clichés du logiciel issus du site officiel de Scrivener.

Pour terminer, voici un petit résumé du pour et du contre

Points PositifsPoints Négatifs
Logiciel completBeaucoup d’options
Travail hors lignePrise en main plus ou moins longue
Nombreuses interfaces, fragmentation d’écranGuide vidéo en anglais
Exportation forme livre final, Word, PDF…
Mode Full Screen
Classement écriture, recherches, fiches, images, PDF…
Synchronisation / back up

Quoi qu’il en soit, ce logiciel n’est qu’une option parmi d’autres.

N’hésitez pas à visiter leur site internet si cet aperçu vous a plu. L’essai gratuit dure 30 jours, mais contrairement à beaucoup d’offres, ici le compteur de l’essai gratuit ne compte que les jours où l’application est ouverte ! Pour ma part je l’ai utilisé 15 jours le mois dernier, et là, il me reste encore 15 jours d’utilisation avant la fin. Et je vais en avoir de nouveau besoin, puisque j’arrive à la phase post-macération.

Venez télécharger la version d’essai de Scrivener ! Cette version vous permettra de tester durant 30 jours l’application.

Alors la question du jour, est-ce que vous écrivez sur ordinateur ? Si oui avec quel logiciel ?

Et n’oubliez pas, le NaNoWriMo c’est le 1er Novembre chaque année !!
J’espère que vous avez profité du 31 pour faire le plein de bonbons !

 

Écriture, Chapitre 1 – Starter Pack

Salut les Michels ! On va parler boulot, aujourd’hui. Cet article est le premier chapitre d’une série de conseils divers et variés qui, nous l’espérons, vous aideront dans l’écriture de vos romans.

Aujourd’hui, on vous propose la méthode LWS, une des nombreuses méthodes utiles à la préparation de votre futur roman. C’est parti !

1 – Faites du shopping.

À 4 heures du mat’, vous avez fichu la frousse à votre conjoint•e / vos chats / votre peluche : une idée de roman a germé en vous pendant la nuit !

C’est décidé, ce roman, vous allez l’écrire ! (et le finir !)

Premier conseil : être préparé à partir en guerre. Et pour ça, rien de tel que de faire un petit tour dans votre papeterie préférée.

Achetez-vous un cahier (ou tout autre support d’écriture) qui ne servira qu’à votre projet.

Bonus : ajoutez à vos courses un stylo tout beau tout neuf (ou une trousse pleine, à vous de voir).

Petite question indiscrète pour les mordus de fournitures de bureau : Avec quelles marques préférez-vous travailler ?

(Si vous n’aimez pas travailler à l’ancienne, dans quelques semaines on vous sort un article sur la façon d’organiser vos notes d’écriture sur ordinateur 😉 )  

2 – Brainstormez un max.

De retour à la maison, matériel en main, c’est le moment de faire un petit briefing avec l’écrivain qui est en vous.

Notez toutes les idées qui vous passent par la tête, développez votre intrigue en vous aidant du schéma actantiel ou du schéma narratif, listez vos personnages, commencez à établir votre univers, réel ou non.

Cette étape peut être très longue, mais elle est importante. Plus vous travaillez en amont sur votre univers et votre intrigue, moins d’incohérences vous aurez à corriger lorsque vous relirez votre premier jet.

3 – Faites des fiches !

Pour donner vie à vos personnages et leur apporter une réelle profondeur, développez-les un maximum. Croquez-les, détaillez leur physique, leur rôle dans l’histoire, leur background. Même si certains éléments n’apparaissent pas dans votre roman par la suite, ce n’est pas grave, au contraire.

Dans les prochains articles, on vous prépare des fiches type pour vous aider dans cette étape.

4 – Développez votre univers.

Faites des fiches, aussi. Même chose que précédemment, on vous proposera les semaines à venir des « Géofiches » pour la création d’univers fictifs.

Si votre histoire se déroule dans le monde réel, cette étape n’en reste pas moins importante. Renseignez-vous. Évitez de placer la Tour Eiffel avenue Foch.

Même chose selon l’époque durant laquelle se tient votre histoire. Les iPhone n’existaient pas en 2002 !

5 – Le découpage.

Normalement, arrivé à cette étape, vous avez les idées assez claires pour envisager votre roman dans son ensemble. C’est l’heure du découpage des chapitres.

Pour beaucoup, le découpage de l’histoire est soit une perte de temps, soit une entrave à votre créativité.

Et on est d’accord ! Cependant, il est important d’avoir une sorte de feuille de route de votre histoire pour, encore une fois, éviter au maximum les incohérences.

Si vous pensez qu’un découpage risque de faire s’envoler votre inspiration, sachez que vous n’êtes pas obligé de détailler ce qu’il se passe dans chacun de vos chapitres. Une petite phrase suffit généralement. Laissez votre créativité faire le reste au moment de la rédaction.

Chapitre 1 : Cunégonde s’ennuie en haut de sa tour, elle se met à chanter et va attirer un drôle d’oiseau à sa fenêtre qui lui parlera de la prophétie de la boîte de cornflakes.

Chapitre 2 : L’oiseau, qui est en fait un espion du méchant roi Pabeau, mène l’enquête au village Pudépié près de la tour de Cunégonde, dans lequel conspire un groupe de chèvres douées de parole.

Ou alors :

Chapitre 1 :

Personnages : Cunégonde, oiseau espion

Lieu : Tour magique Hyperaute

Déroulement : – la voix de crécelle de Cunégonde attire l’oiseau.

– l’oiseau lui parle de la prophétie de la boîte de cornflakes.

 

 

Chapitre 2 :

Personnages : oiseau espion, groupe de chèvres qui parlent

Lieu : Village Pudépié

Déroulement : – enquête de l’oiseau qui doit rendre des comptes au roi Pabeau.

– les chèvres conspirent contre Pabeau et parlent de la prophétie de la boîte de cornflakes.

 

 

6 – Rédigez !

Il est temps de vous mettre à l’écriture de votre premier jet. Plusieurs conseils à ce propos :

– Si vous en avez la possibilité, parlez de votre histoire à une ou plusieurs personnes. Ça peut débloquer des points d’ombre dans votre intrigue s’il y en a encore, ou bien vous donner d’autres idées.

Écrivez tous les jours. Ou du moins, essayez. La rigueur est indispensable. Et rappelez-vous : 3 phrases, c’est toujours mieux qu’aucune.

Ne revenez pas systématiquement sur les chapitres précédents pour vous corriger ! Relisez si vous en avez besoin, mais ne faites pas de changements ou de correction.

– Élisez un « contact de confiance ». Parlez de ce projet à une personne en particulier et demandez-lui de le tenir au courant de l’avancée du premier jet. Par exemple, demandez-lui de vous envoyer un message chaque dimanche pour savoir combien de mots/chapitres ont été écrits. Si vous n’avez pas été productif (dans le cas où vous aviez le temps d’écrire au moins une fois dans la semaine), vous devez un cadeau, un resto’, un ciné (ou autre) à votre contact de confiance !

7 – La macération.

Votre premier jet est terminé. Ne le touchez plus pendant quelque temps. Laissez-le macérer dans son jus. Oubliez votre histoire. N’y pensez plus.

Revenez-y ensuite pour la relecture, la correction, la réécriture et la préparation du tapuscrit pour les maisons d’édition ou l’autoédition.

Mais ça, c’est une autre étape qui sera traitée dans un prochain article !

Évidemment, nous n’avons pas la science infuse et tout le monde ne travaille pas de la même façon. Quelle(s) méthode(s) utilisez-vous ?

NaNoWriMo kézako ?

 

Salut toi derrière ton écran !

Dans un mois pile, l’édition 2017 du National Novel Writing Month est lancée ! Le principe de ce challenge international est simple :

Ecrire un roman de 50.000 mots (ou plus si tu es inspiré !) en seulement 30 JOURS.

Soit environ 1.600 mots par jour. C’est un investissement énorme et une demande d’organisation monstre, mais, pour avoir participé à ce challenge à plusieurs reprises, les rédactrices du LWS peuvent vous assurer que c’est une expérience absolument fantastique, gratifiante, motivante, hallucinante, et tout autre synonyme en -ante qui conviendrait à décrire ce défi.

Le challenge est gratuit. Il suffit de s’inscrire sur le site officiel du NaNo et, ainsi, vous recevrez des p’tits goodies virtuels adorables qui vous identifieront comme nouveau membre de la communauté francophone (si le français, c’est votre truc, bien sûr).

 

431626

Participants mondiaux en 2015

 

13300+

Dans les groupes en France à ce jour (2017) !

 

50000

Mots à écrire

 

30

jours pour relever le défi chaque année, depuis 1999

 

Si tu arrives au bout de l’aventure avec tes 50 000 mots, il te suffira de valider ton succès afin de débloquer les bannières / images des vainqueurs / ton diplôme (oui, ça reste un concours gratuit pour se motiver et participer à une aventure littéraire atypique). De plus, sache que si c’est une vraie rétribution que tu cherches, ils ont plusieurs sponsors. Mais très souvent destinés aux auteurs d’oeuvres en anglais (rien n’empêche un français d’écrire en anglais après tout !)

  • Réduction pour des logiciels d’écriture, variant d’une année sur l’autre. EverNote, Scrivener ou Ulysses… ont déjà fait parti de l’aventure par exemple.
  • Programmes de publication en ligne
  • Programmes de review

Pour la liste complète, et valable pour le NaNo de l’année, direction le site officiel du NaNoWriMo !

 

Top départ le 1er Novembre ! Et toi, tu nanotes, cette année ?

 

 

Les appels à textes, c’est quoi ?

Les appels à textes, c’est quoi ?

 

Il s’agit de concours organisés pour les prix littéraires, des salons, des journaux, associations ou bien par des maisons d’édition dans le cadre d’anthologie, par exemple. Nous en avons référencé certains sur le site déjà (n’étant toujours que 2 à gérer le site, c’est loin d’être exhaustif !). C’est très souvent des appels à nouvelles ou récits courts. Il y a également des appels à textes (AT) pour des romans, mais il s’agit davantage d’ouverture des soumissions pour les maisons d’édition. Par exemple, lorsqu’une maisons d’édition à plusieurs thématiques, un appel à textes permet d’en cibler un, soit pour avoir des propositions de livres inédits, soit pour une anthologie (c’est le cas des éditions Nutty Sheep par exemple).

Sur la Lost Writers Society, nous avons choisi de les présenter petit à petit dans la page du calendrier. Nous vous donnons uniquement le thème global ainsi que le délai et le lien pour les différentes informations. En effet, contrairement à l’envoi de manuscrit pour un comité de lecture, ici, tu as (la plupart du temps) des règles strictes :

 

  • Thème imposé
  • Nombre de signes minimum et/ou maximum
  • Deadline pour l’envoi
  • Participation payante ou non

Une fois les critères repérés et ton choix fait, tu n’as plus qu’à laisser libre cours à ton imagination. Si je devais donner un conseil, c’est de vraiment choisir des appels à texte suffisamment en amont, puis de trier par thèmes. J’avais choisi de participer plusieurs mois à l’avance au concours des techniques de l’ingénieur (dont ma nouvelle a été lauréate, sous le nom de plume C. M. LEWDEN)

Quoi qu’il en soit, même si tu n’envoies pas tes œuvres, le travail de recherche, d’écriture, de mise en place des personnages… et ce pour un texte court : c’est un entraînement indéniable ! On se rend vite compte du danger de fuite en avant lorsqu’on se spécialise dans les romans longs (on a tôt fait de perdre la fin de vue). Faire de temps à autre un travail qui nous permet de finaliser, sur une courte période, à la fois l’introduction, les éléments perturbateurs, déroulement de l’action et résolution/conclusion, ça ne peut qu’être bénéfique pour un auteur.

Actuellement, si tu veux avoir un aperçu des appels à textes, tu peux :

  • Attendre la mise en ligne progressive d’AT sur le site (mais soyons honnêtes, ils n’y seront pas tous d’un coup)
  • Te rendre sur un site site simple et efficace qui référence les AT en cours : concours de nouvelles

Concernant les prix pour les vainqueurs, ils sont de plusieurs types :

  • La valorisation du texte et sa publication (en ligne, dans un recueil…)
  • Des récompenses financières
  • Des prix littéraires : on notera par exemple le Prix Vedrarias de la Nouvelle avec plus de 12 anciens lauréats (sur 19 éditions) ayant poursuivi chez Gallimard, Jean-Claude Lattès, Denoël, entre autres.

Je t’encourage vivement à tenter l’aventure. Après tout, dans le pire des cas tu auras entraîné ta plume, et dans le meilleurs des cas (que l’on te souhaite) ton travail sera récompensé !

Écrire en musique ?

Salut les Michels !

Il y a une chose dont je ne peux absolument pas me passer : la musique. Durant toutes mes années d’immersion dans le monde de l’écriture, j’ai constaté que je n’étais pas la seule à avoir mes petites habitudes musicales pendant mes sessions d’écriture.

Il y a des auteurs qui ont besoin du silence le plus total pour créer, ce que je comprends. D’autres qui ne peuvent pas s’empêcher de mettre du métal ou du rap à fond dans leurs oreilles (entre nous, si je fais ça, je passe plus de temps à chanter et remuer sur ma chaise qu’autre chose).

N’aimant pas le silence (huhu), j’ai farfouillé sur YouTube pendant longtemps pour trouver les musiques parfaites pour l’écriture mais qui ne me donneraient pas envie de chanter en même temps.

Vous êtes peut-être vous aussi dans ce cas de figure. Il existe nombre de compos « d’ambiance » sur le net. Ça va du White Noise (ou bruit blanc) une espèce de son continu quasi-inaudible, au morceau électro relax.

Je vous ai concocté des playlists thématiques sur notre chaîne YouTube, qui seront mises à jour au gré de nos trouvailles musicales.

BON A SAVOIR  

– La plupart des playlists comportent des mixes de plus d’une heure chacun – rien qu’avec ça, vous aurez de quoi faire !)

– une partie des morceaux proposés est téléchargeable gratuitement.

Pour l’instant, voilà ce qu’on vous propose :

 

 

Voilà, c’est tout pour le moment. N’hésitez pas à vous abonner à notre chaîne YouTube ou à enregistrer nos playlists pour les mises à jour futures !

 

Et toi, petit scarabée, tu écris en musique ? Tu as des morceaux à nous faire découvrir ou à proposer pour nos playlists ?

 

Lancement du site internet

 

Ca y est, c’est le grand jour.

Notre site internet est enfin disponible au public !

 

Alors, on ne va pas se mentir, le blog est vide (hormis cet article), nous n’avons pas encore mis grand chose en ligne dans notre petite bibliothèque… Mais le site est enfin là !

Comme tu as pu le voir sur Facebook ou bien sur Twitter, nous avons décidé de mettre en place un coin pour tous ceux qui sont en quête de réponse en tant qu’écrivain. Pour ma part, j’ai connu les phases depuis la naissance de l’idée jusqu’à la signature sur un stand de salon et dédicace mais… je ne cacherai pas le fait qu’on nage en eaux troubles !

Quelque soit ton but, ton niveau ou tes envie, nous lançons donc officiellement cette plateforme pour donner des conseils : logiciel d’écriture, concours de nouvelles, appels à textes, éditeurs, pour ne citer que ces points. Nous avons également à cœur (avec Elena) de donner un coup de pouce pour partir à l’aventure du livre. Ainsi, si tu as un livre en vente (autoédition ou non) et que tu veux le partager : écris-nous !

Nous pourrons le partager sur les réseaux ou l’ajouter à notre petite bibliothèque sur ce site. Des partenariats sont possibles pour tous ceux qui souhaitent participer.

Bonne visite sur le site, et n’hésite pas à passer le mot, commenter, donner des avis…

L’union fait la force !